Hall des terrasses, Halte à la manipulation…

Il y avait déjà l’utilisation des fichiers, des adresses, du personnel municipal, mais rejeté par 80 % des électeurs, Henri Plagnol prend peur alors il va encore plus loin.

Les sociétés Tee-Break, Teenergie, les petits pots, sont en train de mobiliser leurs fichiers adhérents (interdit par la CNIL), leurs moyens humains et financiers (interdit par le code électoral) pour faire venir du monde à la réunion publique qu’Henri Plagnol organise sur place jeudi soir !

C’est vrai que la réunion de campagne faite par le candidat Plagnol aux 4 deltas a été un tel succès qu’aucune photo n’a été prise de peur que les gens voient une salle vide. Cette astuce sportive semble être la nouveau lancée pour donner l’impression que l’alliance contre-nature conclue entre les deux tours mobilise les foules.

Des SMS, des mails, des appels sont faits à destination des parents et des adhérents avec un message commun : Votez Plagnol et venez à une réunion importante pour l’avenir du club jeudi soir à 20h. Dans les faits, cette fameuse réunion de jeudi soir est bien le meeting de la liste d’Henri Plagnol, dont les affiches sont placardées sur le centre.

Pour les enfants c’est plus direct, les enseignants leur demandent de dire à leurs parents de venir, que c’est important que c’est une réunion Parents/enseignants ! Où vont-ils s’arrêter ? Des parents outrés nous on prévenu évidemment, des plaintes ont été déposées et je pense que les autres candidats doivent également être choqués d’un tel traitement des enfants et des valeurs.

Evidemment, les documents ne précisent pas que Peggy Guchet, la directrice de la structure Teenergie est sur la liste d’Henri Plagnol. Pas plus qu’ils ne précisent qu’une autre candidate a des liens familiaux directs avec l’associé du patron de Tee-Break.

Non, ce qui est expliqué c’est que le méchant candidat Berrios, celui arrivé en tête au premier tour et qui peut battre le maire sortant, va bétonner la zone, qu’il va y faire des logements sociaux. C’est vrai, Sylvain est connu pour ne faire que cela, c’est d’ailleurs pour ça que c’est lui qui le premier a fait voter la délibération du conseil municipal où la ville décidait de préhempter le terrain pour y maintenir l’activité de Tennis et les autres sports et activités. Tout cela dans un dossier bien compliqué, cela aussi est vite oublié.

Alors parlons un peu du dossier du Hall des Terrasses… La ville était locataire des lieux (6102 m2) et sous-louait aux sociétés concernées. Mais le bail, qui datait du 1er janvier 1982, a pris fin au 31 décembre 2008 et les propriétaires ont souhaité vendre leur terrain. Les domaines ont estimé ce bien à 2,385 millions d’euros en mai 2008 (pour un bien en valeur libre), sans compter la présence d’amiante et la pollution du éventuelle du sol. Sylvain Berrios a fait voter en conseil municipal une délibération

Voilà donc le prix de base de ce terrain. En mars 2009, les propriétaires ont fait savoir qu’ils étaient vendeur La ville était donc prête à acheter ce bien à 2,1 millions mais le propriétaire a sorti de son chapeau « un acheteur », à 3,5 millions d’euros et voulait que la ville paye donc les 1,4 millions d’euros supplémentaires ce que Sylvain Berrios a refusé de faire. La situation financière de la ville ne lui permet pas de prendre à sa charge de tels montants pour un site dont le loyer annuel est de 90 000 € et dont il faudra ajouter l’entretien et la réfection des toitures notamment. Afin de faire perdurer l’activité, sans léser la ville, des actions juridiques ont été entreprises qui ont figé la situation, les uns attaquant les autres pour éviter tout achat. La discussion étant autour de l’acheteur à 3,5 millions, le plus simple a été de proposer de laisser le fameux « acheteur » acheter en 2011, en faisant un courrier libérant la préemption de la ville…  mais curieusement pas d’acheteur ! Car, comme aiment à le faire croire les dirigeants (qui étaient au courant du problème et de la solution proposée ainsi que le maire), si au final Sylvain Berrios avait laissé l’acheteur acheter, sans être certain en faisant ainsi qu’au final la vente ne se ferait pas, pourquoi personne aujourd’hui n’a acheté ce terrain 3,5 millions d’euros ? Tout cela était dans la technique de négociation vis à vis du propriétaire, c’est certain que sorti de son contexte un tel document pourrait faire croire à une vente autorisée. Mais dans ce cas pourquoi il n’y a pas de nouveau propriétaire ?

Certains, notamment les responsables des sociétés présentes, pensent que la ville aurait du payer plus d’un million d’euros de trop, en disant que c’est peu pour une ville comme Saint-Maur. D’autres, comme Sylvain Berrios pensent que cet argent a été économisé car, et on en a la preuve, il n’y avait pas d’acheteur en 2011. Car oui tout cela date de 2011, depuis les procédures judiciaires ont permis au club de continuer. Depuis, 2009 la ville n’entretient plus et aucune commission de sécurité ne s’est réunie pour s’assurer d’un accueil en toute sécurité des enfants car le maire a refusé de la faire passer car il pourrait y avoir un risque de fermeture du centre. Comme on dit, espérons que tout ira bien…

Sylvain Berrios a été relevé de ses fonctions de maire-adjoint à l’urbanisme depuis octobre 2012… Et curieusement, malgré que tout soit manifestement de la faute de Sylvain Berrios, rien n’a évolué depuis que Plagnol et Leroy sont en charge du dossier…   juste en décembre dernier, alors que la campagne municipale était commencée, le maire a fait revoter la délibération du 6 décembre 2008, la ville va donc acheter le terrain comme elle l’avait déjà voté, mais curieusement il ne l’a toujours pas fait, alors qu’il est maire depuis mars 2008. Evidemment, Sylvain Berrios, qui avait fait voter la même délibération 5 ans plus tôt, a revoté cette délibération qui a été unanime.

Néanmoins, les structures sur place qui sont désormais sous le coup d’un jugement d’expulsion, et n’ont plus que moins deux ans sur place. Il est donc important de trouver une solution. C’est pourquoi, chacun des candidats a été approché et chacun à donné une réponse claire et des engagements pour la suite comme l’a demandé Thierry Derxx. La notre lui a été transmise par notre vote en conseil municipal, par l’engagement public pris par Sylvain Berrios de trouver toujours une solution pour que chacun puisse continuer à jouer au tennis et pratiquer les autres activités, y compris demain sur le site de la prochaine ZAC des Facultés, plus moderne et plus simple d’accès. La lettre ci-dessous a été donnée en main-propre à Thierry Derxx, elle était adressé à tous les adhérents et n’a curieusement pas été portee à leur connaissance. Alors la voici en ligne afin que chacun y lise si inquiétudes il y a dans ce que nous proposons pour l’avenir du site. En précisant qu’au moment où il a eu cette lettre Thierry Derxx a dit que c’était parfait et qu’il était totalement rassuré pour l’avenir des terrasses. Mais à côté de cela il y a la politique…

 

Lettre Hall terrasses

 

Commentaires (2)

 

  1. LLCan dit :

    Mes deux enfants font du tennis chez Tee break depuis des années. On savait que le club n’allait pas bien car les courts n’étaient pas entretenus, mais les profs sont vraiment super et l’ambiance est familiale.
    Je ne me mêle pas de politique mais je suis très déçu par cette histoire : où sont passées les valeurs du sport ?
    Nous sommes nombreux à avoir signalé l’utilisation de notre numéro de portable à la CNIL. La procédure prend 2 minutes :
    http://www.cnil.fr/elections/temoigner/

  2. Brisbane dit :

    Cette affaire est un véritable scandale et à l’image de la gestion passée du tandem Plagnol/Leroy: clientélisme et usage sans compter de l’argent publique.
    Honte au propriétaire de ce Club.

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